École privée des métiers de la création La Ruche
École Privée des Métiers de la Création
Mise à niveau Arts appliqués (Manaa) BTS design d'espaceBTS design graphiqueBTS design de mode, textile et environnementBTS design de produits Mise à niveau Arts appliqués (Manaa) BTS design d'espaceBTS design graphiqueBTS design de mode, textile et environnementBTS design de produits
Les interviews Manaa, mise à niveau en Arts appliqués

 

05/2013 - Interview de Miguel Berthelot, enseignant des MANAA spécialisation design de mode

Miguel BerthelotLes MANAA sont actuellement en période de spécialisation qui correspond à l’approfondissement de l’un des domaines des Arts appliqués choisi par les étudiants, à savoir le design d’espace, design graphique, design de mode et design de produits. Nous avons choisi d’interviewer le professeur en charge des MANAA spécialisation design de mode, Miguel Berthelot.

Vous enseignez actuellement le design de mode aux MANAA spécialisation design de mode, textile et environnement, comment est abordé ce cours ?
La plupart des élèves qui arrivent en Mise à niveau Arts appliqués sont portés par ce qui les a fait rêver, fantasmer, ce qui les a fasciné dans le domaine de la création. Ceci est une bonne chose me semble-t-il. Ma façon d’aborder les cours en design de mode est d’injecter par étapes des éléments appartenant aux réalités des métiers de la mode. Ces éléments ne viennent pas remplacer les rêves, mais viendraient idéalement se joindre et s’articuler à ces rêves.
Les exercices demandés vont donc avoir pour but d’ouvrir le champ de perception dans le registre des métiers de la mode.
Ceci passe par des travaux qui exigeront : recherches (iconographiques), curiosité (technique), dessin (pratique). L’ensemble est lié à ce qui favorise le processus de création entre réflexion et spontanéité.
Au fil des sujets, l’idéal est de cerner les points forts de chacun et de les développer pour soutenir son travail et renforcer sa capacité à répondre à des demandes précises.
Pour exemple, le premier exercice donné aux MANAA DMTE était sur le thème des « super héros ».
Outre sa dimension « tendance » , cet univers a l’avantage de permettre d’aborder plusieurs niveaux et domaines d’études : observation anatomique de corps « parfaits » pour une approche de la silhouette de mode ; ceci avant de s’en détacher pour personnaliser son croquis de mode. Recherches de documents en lien avec les artistes et le monde de la création pour aider à élargir ses références. Analyse des images et mise en lien avec le domaine textile avant de finaliser le projet autour d’une planche illustrée reflétant ses choix et prises de position.

Les MANAA DMTE (design de mode, textile et environnement) ont pu expérimenter la création de vêtements puisqu’ils ont participé au projet du défilé de mode pendant les journées portes ouvertes, pouvez-vous revenir sur cet événement ?
Sous l’impulsion de Maïté Balart responsable de la section BTS design de mode, une certaine dynamique de création s’est installée dans cette idée de faire un défilé de mode. Exercice de style nommé « White drama » (mis en lien avec une actualité : l’exposition de Comme des garçons à la cité de la mode), le principe était de permettre aux MANAA de se sentir investis par un projet de réalisation de vêtements auprès des élèves de BTS qui eux avaient l’exercice de transmettre clairement une direction de projet. L’exercice de style reposait sur quelques « contraintes » souples avec l’utilisation du papier comme support simple et accessible. L’émulation particulière liée à la nature même des « show » visait aussi la possibilité de faire participer les élèves des autres sections (communication, espace, produit) à l’événement. Les délais courts furent aussi une épreuve de réalité dans un milieu où l’urgence et l’effervescence sont de mise à la veille des présentations. Les élèves se sont pour la plupart réellement engagés dans leurs productions et cette mise en scène de leurs créations me semble avoir permis une « relance » des envies à un moment de l’année où de nombreux choix et rendus de travaux leurs sont demandés. Cette expérience fût semble-t-il positivement vécue, et ne demande donc qu’à se répéter pour soutenir la dimension active et enthousiaste de l’école des Métiers de la Création La Ruche.

La suite logique des MANAA DMTE est de poursuivre avec le BTS design de mode, quelles sont les qualités à avoir pour intégrer cette formation ?
Les premières approches de travail avec les MANAA DMTE permettent d’insister sur quelques notions dont les plus importantes sont l’implication, la constance, l’observation. Certes, talent, imagination et originalité sont très bienvenus mais ne peuvent être soutenus que par un travail engagé nourri par la recherche, la curiosité, et une production sérieuse, rigoureuse.
Faire de la recherche dans tous les domaines de création (en plus de celui de la mode) est important également pour la raison suivante : ceci aide à se situer dans l’univers de la création et ainsi développer avec plus de précision ce que l’on cherche à ajouter, remplacer, modifier ou entretenir. Cela demande un effort qui en principe est facilité par le fait d’avoir pu choisir son domaine d’activité.
Les exercices proposés en MANAA permettent de mettre des potentiels en relief et les élèves doivent garder à l’esprit que la suite en BTS permet d’organiser, professionnaliser, développer et approfondir un savoir faire naissant. Qualité importante : savoir y trouver du plaisir et du jeu quelque soit le sujet, preuve d’une imagination déployée. La rationalité des études doit pouvoir se conjuguer avec le bonheur de créer.

Quelles expositions conseillez-vous ?
« Cheveux chéris », musée du quai Branly,
« Paris haute couture », hôtel de ville,
« Mannequin le corps de la mode », cité de la mode,
« Hey, Pop culture », musée d’art brut, la halle St Pierre,
« L’ange du bizarre », musée d’orsay.

 

02/2013 - Interview de Perrine Bécane, ancienne élève de MANAA

Perrine BécanePerrine Bécane a suivi la formation Mise à Niveau en Arts appliqués (MANAA) en 2011/2012. Elle partage via notre interview son parcours ainsi que de son expérience en MANAA.

Votre parcours avant la Manaa...
J’ai eu un parcours assez banal jusqu’à mes 22 ans : une scolarité tranquille, un bac Littéraire puis trois années de fac. Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire et quand je suis tombée enceinte à la fin de ma troisième année, j’ai tout arrêté pour m’occuper du bébé. Au bout de 8 ans et avec deux autres enfants, j’ai décidé de reprendre mes études qui me plaisaient vraiment et je me suis inscrite en Mise à niveau en Arts appliqués (MANAA).

Saviez-vous dessiner avant d’intégrer la Manaa ?
Je n’avais jamais dessiné, ni pris des cours de dessin avant d’arriver en MANAA. Je pensais que ce serait très dur de progresser et d’avoir un niveau sinon bon, du moins convenable.

Que vous a appris cette année ?
Cette année de MANAA m’a appris beaucoup de choses : à regarder le monde avec un regard différent, à cultiver cet intérêt pour l’art que j’avais déjà sans vraiment y faire attention, à travailler en groupe, à dessiner, à mener à bien des projets, à croire en moi.

Quels sont, pour vous, les points forts de la formation Manaa à La Ruche ?
Les points forts de l’école sont les professeurs et la qualité de leur enseignement. Ils sont disponibles, toujours à l’écoute. Ils nous soutiennent et croient en notre potentiel. Ils arrivent à faire ressortir le meilleur de nous.
L’ambiance est également un point fort. La Ruche est une petite école, tout le monde se connaît plus ou moins, on a l’impression de faire partie d’une grande famille.

Vos conseils pour ceux qui souhaitent suivre cette formation ?
Si j’ai un conseil à donner à ceux qui veulent entrer en MANAA, c’est de changer leur regard, de voir au-delà de l’apparence et surtout, de se lâcher, de se débrider et de sortir de la norme qu’on nous impose au lycée.
Et bien sûr, je leur conseillerais de s’amuser, de se faire plaisir et de profiter de cette année qui n’est que du bonheur !

 

12/2012 - Kenza Essaâdani : MANAA, tout sur le séminaire de dessin

L’année de MANAA comporte 3 périodes. La première est le séminaire de dessin. Kenza Essaâdani, professeur d’expression plastique, a répondu à nos questions. Et, dépeint l’enseignement du dessin pendant cette période.

Anaïs JOBIN - Mémoire évocation
Anna BLOND - Croquis (1)
Anna BLOND - Croquis
Au 104 - Séance de dessin (1)
Au 104 - Séance de dessin
Au 104
Maylis RABOURDIN - Evocation
Pendant le workshop
Solange CLERC - Le Pointillé
Séance au Louvre - Dessin statuaire (1)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (2)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (3)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (4)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (5)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (6)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (7)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (8)
Séance au Louvre - Dessin statuaire (9)
Séance au Louvre - Dessin statuaire
Séance de dessin au Musée du Louvre
Séance de dessin en expression plastique
Wendy GANACHAUD - Le Pointillé

Comment est abordée la matière dessin expression plastique au début de l’année ? Les élèves commencent à travailler sur quoi ?
Cette matière est abordée de multiples façons. L’accent est mis sur la découverte des divers procédés de représentations graphiques ; ainsi que sur les modes de colorisations.
Nous démarrons donc sur l’exploitation de la ligne, les pleins et les vides ; dans les médiums secs ou humides. Cette période intensive est fastidieuse, mais s’y intègrent des exercices plus ludiques, où l’expressivité et la démarche priment. C’est pour cela que cette phase dite « intensive » se termine par un Workshop, atelier autour d’un thème donné, qui a été très productif et intéressant.

Quelles sont les techniques de dessin enseignées en MANAA ?
Toutes. Du fusain à l’encre de Chine en passant par les graphites, pastels secs, acrylique ; autant de moyens qui expriment les choses différemment. Ce sont autant de langages nécessaires aux différents domaines des Arts appliqués.
Accompagnées de beaucoup de séances de modèle vivant, étude de l’anatomie, des modes de représentations, de la reproduction au carré - de multiples explorations.

Est-il préférable qu’un étudiant en MANAA ait de bonnes bases en dessin ?
Non, chacun est singulier. Il ne faut pas non plus être dans la compétition. Chacun développe son trait et sa capacité aux reproductions et s’améliore séance après séance. Certains ne connaissent rien au dessin et développent leur sensibilité ; d’autres désapprennent pour mieux réapprendre.

Vous accompagnez vos étudiants à des visites dans des musées/lieux culturels, quels sont les objectifs de ces séances ?
Les objectifs des sorties pédagogiques sont de confronter le regard de nos étudiants en MANAA à des œuvres in-situ. Au fur et à mesure, leurs perceptions ne sont plus les mêmes ; aussi bien en ce qui concerne leurs divers environnements (espaces urbains, salles de cours …) qu’en ce qui concerne les musées, institutions… leur déambulation se laisse de plus en plus immergée de sensations, d’affects face à tout ce qui est artistique, créatif…

Quelle est le conseil que vous pouvez donner aux futurs élèves ?
Ne surtout pas se freiner s’ils ne savent pas dessiner. La MANAA est une année d’apprentissage et de préparation où les étudiants se sensibilisent aux Arts appliqués.
Laissez-vous aller vers un choix passionnant !

 

04/2012 - Focus sur la Mise à niveau en Arts appliqués

Qu’est-ce qu’une MANAA ?
MANAA signifie Mise à niveau en Arts appliqués ; il s’agit d’un cycle préparatoire d’une année qui permet aux élèves issus d’un baccalauréat général ou technologique d’accéder aux différents BTS Arts appliqués à savoir BTS communication visuelle, BTS design d’espace, BTS design de mode et BTS design de produits.

Quelle est la différence entre la Mise à niveau en Arts appliqués et la prépa ?
La prépa prépare aux concours des écoles d’Art par exemple les Beaux-Arts, les Arts Décoratifs…, alors que la Mise à niveau en Arts appliqués permet d’accéder aux BTS Arts appliqués. En définitive, la Mise à niveau en Arts appliqués et la prépa permettent aux étudiants d’intégrer une filière artistique.

Comment se passe une année de mise à niveau en Arts appliqués à La Ruche ?
L’année se déroule en trois étapes : tout d’abord, vous avez des cours d’initiation au dessin (étude d’objets plats et en volumes, plâtres, croquis, modèles vivants, paysages, étude documentaire) et exploration des champs du domaine plastique, enseignement général, géométrie perspective et Arts, techniques et civilisations.
Vous découvrez ensuite les quatre domaines des Arts appliqués : communication visuelle, design d’espace, design de mode et design de produits. L’enseignement général, du dessin, de la géométrie perspective et de l’histoire de l’art continuent et entrent en phase d’approfondissement.
Enfin, vous choisissez un des domaines des Arts appliqués qui correspond à votre projet professionnel. Les cours sont orientés en fonction de votre choix. Ce dernier est validé à la fin de l’année par un jury.
L’année de mise à niveau en Arts appliqués est aussi rythmée par deux ateliers de trois jours, le « workshop », où un thème commun est donné. Les étudiants utilisent les outils des Arts appliqués à leur convenance pour répondre au sujet. Ces ateliers permettent, dans un cadre moins « classique », la recherche, l’expérimentation et la manipulation. 
L’année de mise à niveau en Arts appliqués est construite pour vous guider dans votre choix d’orientation dans la filière des Arts appliqués.

Quelles sont les conditions d’admission ?
Il faut être titulaire d’un baccalauréat général ou d’un baccalauréat technologique à l’exception du baccalauréat STI option Arts appliqués. L’admission est possible sans le baccalauréat dans certains cas.

Comment s’inscrire en Mise à niveau en Arts appliqués ?
Pour s’inscrire, il suffit d’appeler l’école au 01 42 08 84 83 afin de convenir d’un entretien. Vos notes des deux dernières années scolaires, les notes obtenues au baccalauréat, une lettre de motivation manuscrite et la fiche de demande d’inscription vous seront demandées. Cette dernière est disponible sur notre site Internet ou sur simple demande auprès de notre secrétariat.

Est-il toujours possible de s’inscrire en Mise à niveau en Arts appliqués ?
Oui. Cependant, nous attirons votre attention sur le fait que le nombre de places est limité et nous vous encourageons à nous contacter, dès maintenant, pour procéder aux démarches.

 

03/2011 - Tina Gardinier, étudiante à La Ruche, revient sur son année en Manaa

Tina GardinierQuel a été votre parcours scolaire avant d’intégrer La Ruche ?
Un peu chaotique. Après l’obtention de mon bac L à 17 ans, je me suis lancée dans l’apprentissage de la musique. J’ai ensuite intégré une école spécialisée dans le chant – ATLA - à Pigalle pendant 2 ans. En fait, j’ai toujours été dans la vie active et je n’avais jamais fait de cursus supérieur. À 24 ans j’ai rejoint La Ruche, l’une des rares écoles à bien vouloir m'accueillir au-delà de 21 ans.

Pourquoi l’école La Ruche ?
J'aime son côté "petite école". Quand j’ai décidé de reprendre mes études, je ne voulais pas intégrer une école de 1 000 élèves où je me sentirais perdue. Ne sachant absolument pas si la Manaa était faite pour moi, je souhaitais, avant tout, me sentir entourée par l'administration ainsi que les professeurs. Ce qui est le cas.

Qu’est-ce qui vous a amené vers les arts appliqués ?
Je suis destinée à l'art. Sept ans avant d'intégrer la Manaa je me suis cherchée artistiquement. C’est un domaine qui demande beaucoup de temps lorsque l’on veut débuter une carrière, que ce soit dans la musique, la peinture, l’architecture, etc. il faut trouver son style, ses références. J'ai toujours adoré dessiner sans pour autant prendre cela au sérieux. J'ai appris lors de mes démarches qu'il fallait faire cette mise à niveau quoi que l'on veuille faire ensuite. Je trouve ça logique puisque la Manaa nous permet d’apprendre les bases de plusieurs spécialités avant d'en choisir une. J'en suis la preuve puisque j'étais convaincue de vouloir devenir architecte d'intérieur et je me suis finalement dirigée vers la communication visuelle !

Donc votre idée qui était de devenir architecte d’intérieur s’est transformée grâce à la Manaa ?
Oui. Pendant l’entretien d’admission, la directrice m'avait dit de ne pas choisir de domaine avant d'intégrer l'école, ce qui me paraissait impossible. Or, elle avait raison ! Les différents professeurs nous transmettent leur vision de leur métier ; ils ont tous une activité professionnelle, ce qui est très motivant. Je me suis rendue compte petit à petit que je préférais le côté plus instinctif et direct de la communication visuelle. La Manaa nous "oblige" à tout essayer ce qui est une vraie bonne chose. Sans ça, je n'aurais peut être jamais su que j'étais faite pour la communication visuelle !

Que vous a appris votre année en Manaa ?
Énormément. Après l'avoir faite, je comprends qu’elle soit obligatoire. Elle nous permet de nous révéler. Le dessin est la base de tout. Sans cette année intensive, je n'aurais sans doute jamais su que j'avais une certaine capacité en dessin. Elle permet de voir son niveau et ensuite de progresser considérablement. C'est une année dure de par la densité des cours et la quantité de travail à fournir. Mais, elle prépare aux années à venir et place la barre haute. On peut donc assez vite savoir si ces métiers sont faits pour nous ou non. Être dans des métiers d'art signifie travailler 10 fois plus que les autres !

Vos conseils pour un élève qui souhaite s’inscrire en Manaa ?
Être réellement motivé ! ça change tout. Enfin, ça a tout changé pour moi. Plutôt très mauvaise en cursus général je me suis révélée en Manaa, mes parents habitués aux très mauvaises notes ont été extrêmement étonnés. La motivation d'avoir plus tard un métier que l'on aime, différent et intéressant donne envie de se dépasser.

 

06/2008 - Laurent Besson, artiste peintre, diplômé des Beaux-Arts

Laurent BessonLaurent Besson, 48 ans , artiste peintre, diplômé des Beaux-Arts a choisi d’explorer tous les chemins de la création à travers ses propres œuvres ou dans la production de court–métrage (Arkepix.com) mais aussi les chemins de la transmission du savoir avec la formation d’adultes et surtout l’enseignement du dessin , de la peinture et des arts plastiques auprès des élèves de La Ruche.

Vous allez nous parler du projet mené avec les élèves de Mise à Niveau en Arts Appliqués :
En effet, l’équipe pédagogique qui intervient dans ce cycle de formation a souhaité sortir, pour un temps donné, des codes habituels de la formation parfois un peu académiques en organisant un workshop (atelier ). Notre objectif était d’amener les étudiants à explorer les formes d’art appliqué et d’art plastique en menant un projet enrichi par le passage de l’une à l’autre de ces deux disciplines : bref une approche destinée à les aider dans le choix de leur filière d’orientation à l’issue de la manaa en les confrontant au mode de fonctionnement que l’on attend d’eux en BTS puis dans leur vie professionnelle.

Quel était le thème de ce workshop ?
Les enseignants se sont concertés afin de définir un thème fédérateur pour l’ensemble des disciplines et nous avons finalement retenu le thème de la relation et des influences entre la structure interne et l’enveloppe qui l’entoure. A partir de ce thème, l’enjeu était en fait d’amener les étudiants à avoir une démarche de recherche, d’expérimentation et de manipulation qui nourrisse le travail d’élaboration du produit.

Comment s’est déroulé l’atelier ?
Selon des principes d’organisation précis : un espace temps contraint de 2 jours au cours duquel les élèves mènent chacun leur projet de bout en bout, des binômes d’enseignants aux expertises différentes ( art plastique, design d’espace, de produit, de mode, communication visuelle…) se succèdent et apportent leur soutien en croisant leurs visions des projets.

Quels ont été les enseignements pédagogiques de cette expérience ?
Sur le fond, il est apparu que les meilleurs projets émanaient d’étudiants qui avaient poussé très loin la recherche et l’expérimentation et fait preuve de sens critique et de recul : ces réalisations sous-tendaient une réflexion, un cheminement perceptible à travers le produit fini. Par ailleurs, le décloisonnement des compétences a favorisé les interactions entre recherche plastique et recherche appliquée. Quant à la forme prise par cet atelier, on peut dire que cet espace spécifique en dehors du cadre habituel est venu casser la relation standardisée, les habitudes des uns et des autres à la faveur d’un enrichissement mutuel et d’une grande qualité d’échange entre élèves et intervenants. C’est en conclusion une expérience très positive que nous souhaitons renouveler tant elle a apporté une bouffée d’oxygène au sein de l’école.

Et du côté des élèves ?
Cette mise en situation s’est révélée très excitante pour eux car elle donne du sens aux apprentissages et leur fait toucher du doigt ce que pourrait être leur activité future. Il ont beaucoup apprécié ce moment particulier qui leur a permis de considérer avec un œil différent leurs enseignants et de mettre en perspective les compétences acquises. Ce type d’expérience galvanise les étudiants : elle constitue une sorte d’accélérateur dans leur évolution personnelle et donne ainsi une nouvelle impulsion à leur formation.

 

05/2007 - Arnaud boudon, élève de l’école EPMC La Ruche

Arnaud boudonArnaud boudon, 23 ans, est élève en classe de Mise à niveau en arts appliqués (Manaa) au sein de l’école EPMC La Ruche depuis septembre 2006.

Quel a été votre cursus avant d'intégrer cette classe de Manaa ?
Avec un Baccalauréat ES ( Economie et Social ) en poche je me suis tout naturellement dirigé vers la faculté d'Economie. Or, je me suis rendu compte que cette formation ne correspondait pas à mes aspirations réelles et très vite j'ai quitté l'université pour entrer dans le monde du travail avec une succession de petits boulots.

Et puis finalement cette orientation vers la filière des Arts Appliqués, pourquoi ?

En fait, j'ai toujours aimé le dessin sans toutefois franchir le pas pour oser en faire mon métier : dans un monde professionnel difficile et exigeant, les professions artistiques sont pour certains synonymes d'incertitude, de voie semée d'embûches et pas toujours de ' vrai travail sérieux '. C'est sans doute pour toutes ces raisons que j'ai longtemps mis de côté ce goût pour le dessin en me rassurant avec une formation généraliste. Mais , finalement l'envie de faire quelque chose qui me plaise et me ressemble vraiment, m'a rattrapée et je me suis décidé à rejoindre Paris pour intégrer une classe de manaa .

Issu d'un enseignement généraliste, qu'est ce qui vous a le plus frappé en intégrant cette formation ?

Tout d'abord la nécessité de se prendre en charge, d'être plus impliqué dans une formation qui vous demande de faire appel à des compétences nouvelles et notamment de puiser en soi pour exprimer quelque chose à travers son travail C'est vraiment une pédagogie très différente mais qui n'exclut pas un travail de fond plus académique car je me suis vite rendu compte que le dessin demande une grande technique et une grande rigueur.

Comment imaginez vous la suite de votre parcours ?
Je souhaite faire un BTS en Communication Visuelle et pourquoi pas en alternance car je pense que c'est un vrai plus même si je suis conscient que cela demande plus d'investissement personnel. Ensuite, j'ai très envie ensuite de travailler dans une agence de Communication Visuelle qui m'offre une activité diversifiée et me permette de toucher à tout : la publicité, l'affichage, le logo, la signalétique.

Finalement, que tirez vous de votre expérience ?
Pour se réaliser, il faut avant tout faire ce que l'on aime , j'en suis convaincu ! Cela me donne la volonté et la motivation pour accomplir le travail personnel important que l'on attend de moi avec l'idée qu'au bout il y la perspective "d'un vrai métier" passionnant.


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