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01/06/2011 - Coralie Arnaudin-Zeroual, créatrice de Lily Cox

Styliste-créatrice de sa propre marque à Rouen en Haute-Normandie, Coralie Arnaudin-Zeroual, ancienne élève de La Ruche, partage son expérience et ses toutes dernières créations…

Coralie Arnaudin-Zeroual, créatrice de Lily Cox 

Plus d’infos :
http://lilycox.canalblog.com
www.facebook.com/pages/Latelier-de-Lily/

Vente en ligne de ses créations :
www.upfactory.com

1_Lily Cox - Collection Été 2010
2_Lily Cox - Collection Hiver 2010-2011
3_Lily Cox - Collection Printemps-Été 2011
4_Collection Lily Cox
5_Collection Lily Cox
6_Collection Lily Cox
7_Collection Lily Cox
8_Collection Lily Cox
9_Collection Lily Cox
10_Lily Cox - Collection Automne-Hiver 2010-2011
11_Lily Cox - Collection Printemps-Été 2010

Aujourd’hui vous êtes styliste pour votre propre marque, Lily Cox ; quel a été votre parcours ?
Après un parcours atypique d’abord dans le voyage et les arts, je me suis tardivement lancée dans le stylisme. Chez nous, il y a des choses qui doivent rester des loisirs et c’est avec un «vrai métier» que l’on vit… À 30 ans, j’ai décidé que cette éducation que j’avais reçue ne me ressemblait plus et j’ai décidé de réaliser mon rêve d’enfant.
Par le biais du Fongécif, j’ai repris le chemin de l’école et ai obtenu un BTS Stylisme de Mode, après avoir intégré l’école EPMC La Ruche. J’ai d’abord travaillé pour l’entreprise qui m’avait accueillie lors de mon stage. Puis, je suis devenue free-lance pour plusieurs petites marques avant d’acquérir suffisamment de confiance en moi pour enfin lancer ma propre ligne de vêtements.
C'est en janvier 2010 que Lily Cox est arrivée sur le marché de la Mode !

Présentez-nous votre marque, sa philosophie ?
Je crée des vêtements et des accessoires pour femmes (bijoux, chapeaux, guêtres, sacs…) en petites séries ou pièces uniques. Également une collection Baby Cox (Mère-fille).
Lily Cox c’est un style vivant, facile à vivre, fait de charme subtil et d’élégance toujours agrémentés d’une petite pointe d’humour.
Ma vision la plus agréable serait la femme habillée par Lily Cox, symbole d’élégance, de chic mais aussi de second degré et d’humour car, après tout, ce ne sont que des chiffons !! Le but ultime est de transcender la femme et sa silhouette (quelle qu’elle soit). Travailler sur des formes qui mettent en valeur toutes les morphologies, sans complexe.
La création de mode est pour moi un moyen de m’exprimer, de dire aux femmes qu’il faut affirmer sa personnalité en trouvant son style et non pas entrer dans des cases. Même si les enjeux sont là, n’oublions pas que la mode est un sujet léger dont il faut d’abord rire. Parce que l’humour est le maître mot du bonheur. C’est pour cela que mes créations de prime abord élégantes, classiques sont aussi là pour faire un petit clin d’œil qui dirait : Je peux être féminine et chic, et ne pas manquer d’humour… Car la vie est belle, comme ça !

D’où vous viennent vos inspirations ?
En général, chaque instant est propice à la création. Pour moi, il faut travailler surtout en explorant, en s’aventurant, en faisant des expériences et des découvertes. Il s’agit tout simplement de sortir dans la rue, se promener et voir, sentir, écouter et observer à satiété. C’est ce que je fais en me gavant d’expositions, de films, de sorties, de magazines…, un petit carnet toujours coincé au fond de mon sac à main. Bref, tout ce qui m’entoure m’inspire.
Sinon, je m’inspire en particulier des époques où la femme était très élégante, qu’elle ne sortait pas sans son chapeau ou ses gants, et je mixe ça avec l’inspiration de notre époque.

Etre styliste indépendante aujourd’hui c’est quoi ?
Cela représente pour moi une avancée dans ma carrière mais aussi un changement dans ma manière d’appréhender le métier de styliste. En effet, je travaille seule et donc, je dois endosser plusieurs casquettes et, du coup m’ouvrir et me familiariser avec d’autres métiers.
Pour ce qui est de la partie créative, je suis à chacune des étapes de la création : recherches, gammes couleurs et matières, croquis, plan de collection et enfin coupe et assemblage.
Pour la partie communication, je travaille avec un photographe et une agence de mannequins rouennaise pour gérer les shootings. Ensuite, je m’occupe de la mise en page du catalogue, de la mise à jour du site et enfin des contacts presse et internet.
Pour la partie vente, je dois trouver des lieux (comme la Foire de Rouen dernièrement) pour exposer, me faire connaître et vendre. Sinon, j’organise régulièrement des ventes privées chez moi, j’utilise internet avec mon propre site, upfactory et Facebook qui contre toute attente m’apporte beaucoup de nouvelles clientes et m’offre une belle ouverture en matière de publicité.
Les débuts ont été un peu difficiles, car il n’est pas toujours évident de faire parler de soi. La presse locale et les organisateurs d’évènements ne vous accordent pas tout de suite leur confiance.
J’ai commencé par chercher des commerçants susceptibles de prendre mes créations en dépôt vente. L’accueil a été plutôt frileux et leurs conditions de rémunération étaient peu rentables. Après de maintes recherches sur le net, j’ai finalement trouvé l’agence de mannequins Normods avec qui j’ai signé un partenariat. Ce qui m’a permis d’avoir accès à des évènements (défilés…) et surtout de travailler avec des mannequins et photographes.
Cette structure me permet également d’obtenir des conseils et de l’aide auprès de personnes compétentes dans d’autres domaines que la création pure.
J’ai aujourd’hui le statut d’auto-entrepreneur. Je n’ai pas été particulièrement entourée ou suivie dans cette démarche mais mes expériences précédentes dans le monde du travail ont contribué à me faciliter la tâche. Malgré tout, je pense que sans expérience, il est bon de prendre conseil avant de se lancer, soit auprès de personnes ayant eu un parcours similaire soit auprès de structures compétentes (la chambre de commerce, par exemple).
Quoi qu’il en soit, mon expérience m’a prouvée qu’il ne faut pas hésiter à se mettre en avant, se vendre à chaque instant. Si aujourd’hui, on me sollicite pour des évènements, c’est essentiellement parce que j’essaie d’être un peu sur tous les fronts. Je me débrouille pour apparaître sur un maximum de sites de mode, je « harcèle » la presse locale pour qu’elle couvre mes actualités.
Bref, lorsqu’on veut travailler en indépendant, il ne faut surtout pas oublier que la création ne sera pas le poste le plus important du travail. Il faut passer beaucoup de temps à chercher des partenaires, à communiquer et à se vendre.

Donc cette ténacité paye puisque vous avez participé dernièrement à la Foire de Rouen, un moyen de vous faire connaître et d’avoir une légitimité dans le monde particulier de la mode ?
Il s’agissait, bien sûr, de me faire connaître un peu plus, d’agrandir mon fichier client mais aussi d’être présente sur un évènement important dans la région. Pour que ma marque se fasse connaître comme sérieuse et incontournable dans les évènements d’importance. Il était, effectivement, question également de gagner en légitimité. Car le fait de ne pas avoir de boutique peut rebuter certaines clientes et desservir mon image, même si les ventes privées à l’Atelier fonctionnent bien. À contrario, certaines clientes apprécient le fait de pouvoir découvrir l’envers du décor.

Vous êtes créatrice à Rouen, hors de Paris, la capitale de la mode : un choix ?
Oui, tout à fait. Je ne voulais pas être «perdue» au milieu d’un nombre incalculable de petites marques. La ville de Rouen est très demandeuse de ce genre de produits mais rencontre tant de difficultés à en trouver qu’elle va généralement à Paris pour se satisfaire (nous ne sommes qu’à 1h15 en train de la capitale). C’était donc pour moi une opportunité d’exploiter ce manque sur la région. De plus, les personnes qui habitent les campagnes avoisinantes n’ont rien à envier aux parisiennes (contrairement à ce que l’on pourrait penser), elles s’intéressent aussi à la mode et sont très contentes de voir qu’elle leur est accessible.

Vos conseils pour intégrer le milieu de la mode ?
Être tenace, motivé et ne pas compter ses heures de travail !
Il ne s’agit pas forcément d’être LE plus créatif ou innovant. Il faut trouver son univers et le développer sans relâche. Le milieu de la mode est difficile car nous sommes nombreux à vouloir l’intégrer. Il est évident que les plus talentueux ont le plus de chance de réussir mais je crois que cela ne suffit pas. Je ne faisais pas partie des plus talentueuses de ma promotion me semble t-il mais par contre j’avais cette envie de vivre de ma passion et de partager mon univers avec les autres.
Le talent n’est qu’une infime partie de l’équation, il faut surtout du culot, ne pas hésiter à «harceler» les personnes susceptibles de nous aider, car c’est comme ça qu’elles pensent à nous et pas à une autre personne. Donner de son temps, participer bénévolement à des activités ou évènements (même si la rémunération n’est pas immédiate, les retombées sont toujours là). Avoir confiance en soi et en ses créations…
Et travailler sans compter, car au début on donne beaucoup plus qu’on ne reçoit mais c’est le seul moyen de voir son travail reconnu.

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