École privée des métiers de la création La Ruche
École Privée des Métiers de la Création
Mise à niveau Arts appliqués (Manaa) BTS design d'espaceBTS design graphiqueBTS design de mode, textile et environnementBTS design de produits Mise à niveau Arts appliqués (Manaa) BTS design d'espaceBTS design graphiqueBTS design de mode, textile et environnementBTS design de produits
Que sont-ils devenus : interviews 

 

Coralie Arnaudin-Zeroual, créatrice de Lily Cox 

Coralie Arnaudin-Zeroual, créatrice de Lily Cox Styliste-créatrice de sa propre marque à Rouen en Haute-Normandie, Coralie Arnaudin-Zeroual, ancienne élève de La Ruche, partage son expérience et ses toutes dernières créations…

Plus d’infos :
http://lilycox.canalblog.com
www.facebook.com/pages/Latelier-de-Lily/

Vente en ligne de ses créations :
www.upfactory.com

1_Lily Cox - Collection Été 2010
2_Lily Cox - Collection Hiver 2010-2011
3_Lily Cox - Collection Printemps-Été 2011
4_Collection Lily Cox
5_Collection Lily Cox
6_Collection Lily Cox
7_Collection Lily Cox
8_Collection Lily Cox
9_Collection Lily Cox
10_Lily Cox - Collection Automne-Hiver 2010-2011
11_Lily Cox - Collection Printemps-Été 2010

Aujourd’hui vous êtes styliste pour votre propre marque, Lily Cox ; quel a été votre parcours ?
Après un parcours atypique d’abord dans le voyage et les arts, je me suis tardivement lancée dans le stylisme. Chez nous, il y a des choses qui doivent rester des loisirs et c’est avec un «vrai métier» que l’on vit… À 30 ans, j’ai décidé que cette éducation que j’avais reçue ne me ressemblait plus et j’ai décidé de réaliser mon rêve d’enfant.
Par le biais du Fongécif, j’ai repris le chemin de l’école et ai obtenu un BTS Stylisme de Mode, après avoir intégré l’école EPMC La Ruche. J’ai d’abord travaillé pour l’entreprise qui m’avait accueillie lors de mon stage. Puis, je suis devenue free-lance pour plusieurs petites marques avant d’acquérir suffisamment de confiance en moi pour enfin lancer ma propre ligne de vêtements.
C'est en janvier 2010 que Lily Cox est arrivée sur le marché de la Mode !

Présentez-nous votre marque, sa philosophie ?
Je crée des vêtements et des accessoires pour femmes (bijoux, chapeaux, guêtres, sacs…) en petites séries ou pièces uniques. Également une collection Baby Cox (Mère-fille).
Lily Cox c’est un style vivant, facile à vivre, fait de charme subtil et d’élégance toujours agrémentés d’une petite pointe d’humour.
Ma vision la plus agréable serait la femme habillée par Lily Cox, symbole d’élégance, de chic mais aussi de second degré et d’humour car, après tout, ce ne sont que des chiffons !! Le but ultime est de transcender la femme et sa silhouette (quelle qu’elle soit). Travailler sur des formes qui mettent en valeur toutes les morphologies, sans complexe.
La création de mode est pour moi un moyen de m’exprimer, de dire aux femmes qu’il faut affirmer sa personnalité en trouvant son style et non pas entrer dans des cases. Même si les enjeux sont là, n’oublions pas que la mode est un sujet léger dont il faut d’abord rire. Parce que l’humour est le maître mot du bonheur. C’est pour cela que mes créations de prime abord élégantes, classiques sont aussi là pour faire un petit clin d’œil qui dirait : Je peux être féminine et chic, et ne pas manquer d’humour… Car la vie est belle, comme ça !

D’où vous viennent vos inspirations ?
En général, chaque instant est propice à la création. Pour moi, il faut travailler surtout en explorant, en s’aventurant, en faisant des expériences et des découvertes. Il s’agit tout simplement de sortir dans la rue, se promener et voir, sentir, écouter et observer à satiété. C’est ce que je fais en me gavant d’expositions, de films, de sorties, de magazines…, un petit carnet toujours coincé au fond de mon sac à main. Bref, tout ce qui m’entoure m’inspire.
Sinon, je m’inspire en particulier des époques où la femme était très élégante, qu’elle ne sortait pas sans son chapeau ou ses gants, et je mixe ça avec l’inspiration de notre époque.

Etre styliste indépendante aujourd’hui c’est quoi ?
Cela représente pour moi une avancée dans ma carrière mais aussi un changement dans ma manière d’appréhender le métier de styliste. En effet, je travaille seule et donc, je dois endosser plusieurs casquettes et, du coup m’ouvrir et me familiariser avec d’autres métiers.
Pour ce qui est de la partie créative, je suis à chacune des étapes de la création : recherches, gammes couleurs et matières, croquis, plan de collection et enfin coupe et assemblage.
Pour la partie communication, je travaille avec un photographe et une agence de mannequins rouennaise pour gérer les shootings. Ensuite, je m’occupe de la mise en page du catalogue, de la mise à jour du site et enfin des contacts presse et internet.
Pour la partie vente, je dois trouver des lieux (comme la Foire de Rouen dernièrement) pour exposer, me faire connaître et vendre. Sinon, j’organise régulièrement des ventes privées chez moi, j’utilise internet avec mon propre site, upfactory et Facebook qui contre toute attente m’apporte beaucoup de nouvelles clientes et m’offre une belle ouverture en matière de publicité.
Les débuts ont été un peu difficiles, car il n’est pas toujours évident de faire parler de soi. La presse locale et les organisateurs d’évènements ne vous accordent pas tout de suite leur confiance.
J’ai commencé par chercher des commerçants susceptibles de prendre mes créations en dépôt vente. L’accueil a été plutôt frileux et leurs conditions de rémunération étaient peu rentables. Après de maintes recherches sur le net, j’ai finalement trouvé l’agence de mannequins Normods avec qui j’ai signé un partenariat. Ce qui m’a permis d’avoir accès à des évènements (défilés…) et surtout de travailler avec des mannequins et photographes.
Cette structure me permet également d’obtenir des conseils et de l’aide auprès de personnes compétentes dans d’autres domaines que la création pure.
J’ai aujourd’hui le statut d’auto-entrepreneur. Je n’ai pas été particulièrement entourée ou suivie dans cette démarche mais mes expériences précédentes dans le monde du travail ont contribué à me faciliter la tâche. Malgré tout, je pense que sans expérience, il est bon de prendre conseil avant de se lancer, soit auprès de personnes ayant eu un parcours similaire soit auprès de structures compétentes (la chambre de commerce, par exemple).
Quoi qu’il en soit, mon expérience m’a prouvée qu’il ne faut pas hésiter à se mettre en avant, se vendre à chaque instant. Si aujourd’hui, on me sollicite pour des évènements, c’est essentiellement parce que j’essaie d’être un peu sur tous les fronts. Je me débrouille pour apparaître sur un maximum de sites de mode, je « harcèle » la presse locale pour qu’elle couvre mes actualités.
Bref, lorsqu’on veut travailler en indépendant, il ne faut surtout pas oublier que la création ne sera pas le poste le plus important du travail. Il faut passer beaucoup de temps à chercher des partenaires, à communiquer et à se vendre.

Donc cette ténacité paye puisque vous avez participé dernièrement à la Foire de Rouen, un moyen de vous faire connaître et d’avoir une légitimité dans le monde particulier de la mode ?
Il s’agissait, bien sûr, de me faire connaître un peu plus, d’agrandir mon fichier client mais aussi d’être présente sur un évènement important dans la région. Pour que ma marque se fasse connaître comme sérieuse et incontournable dans les évènements d’importance. Il était, effectivement, question également de gagner en légitimité. Car le fait de ne pas avoir de boutique peut rebuter certaines clientes et desservir mon image, même si les ventes privées à l’Atelier fonctionnent bien. À contrario, certaines clientes apprécient le fait de pouvoir découvrir l’envers du décor.

Vous êtes créatrice à Rouen, hors de Paris, la capitale de la mode : un choix ?
Oui, tout à fait. Je ne voulais pas être «perdue» au milieu d’un nombre incalculable de petites marques. La ville de Rouen est très demandeuse de ce genre de produits mais rencontre tant de difficultés à en trouver qu’elle va généralement à Paris pour se satisfaire (nous ne sommes qu’à 1h15 en train de la capitale). C’était donc pour moi une opportunité d’exploiter ce manque sur la région. De plus, les personnes qui habitent les campagnes avoisinantes n’ont rien à envier aux parisiennes (contrairement à ce que l’on pourrait penser), elles s’intéressent aussi à la mode et sont très contentes de voir qu’elle leur est accessible.

Vos conseils pour intégrer le milieu de la mode ?
Être tenace, motivé et ne pas compter ses heures de travail !
Il ne s’agit pas forcément d’être LE plus créatif ou innovant. Il faut trouver son univers et le développer sans relâche. Le milieu de la mode est difficile car nous sommes nombreux à vouloir l’intégrer. Il est évident que les plus talentueux ont le plus de chance de réussir mais je crois que cela ne suffit pas. Je ne faisais pas partie des plus talentueuses de ma promotion me semble t-il mais par contre j’avais cette envie de vivre de ma passion et de partager mon univers avec les autres.
Le talent n’est qu’une infime partie de l’équation, il faut surtout du culot, ne pas hésiter à «harceler» les personnes susceptibles de nous aider, car c’est comme ça qu’elles pensent à nous et pas à une autre personne. Donner de son temps, participer bénévolement à des activités ou évènements (même si la rémunération n’est pas immédiate, les retombées sont toujours là). Avoir confiance en soi et en ses créations…
Et travailler sans compter, car au début on donne beaucoup plus qu’on ne reçoit mais c’est le seul moyen de voir son travail reconnu.

 

05/2011 - Des nouvelles d’une ancienne élève, Laurence Prisse

Laurence PrisseLaurence Prisse, ancienne élève de la promo 97, nous donne de ses nouvelles ! Aujourd’hui, architecte d’intérieure et créatrice d’entreprise, elle revient sur ses années à La Ruche et son parcours.

www.adcubik.com

Vous avez suivi et obtenu le BTS architecture intérieure (ancienne appellation du BTS design d’espace) en 1997, pourquoi avoir choisi ce diplôme ?
Les métiers qui font appel à l’émotion, le ressenti et le bien-être m’ont toujours attirés. Au fil des ans, cet intérêt s’est focalisé sur l’architecture. Je suis très sensible à l’environnement construit dans lequel je vis, et suis intimement convaincue de l’impact d’une architecture réfléchie sur notre bien-être, notre état d’esprit. Si elle est menée jusqu’au bout, l’architecture intérieure, au travers des volumes, des matières, des couleurs, des objets aussi, fait appel à l’ensemble de nos sens.

Pourquoi La Ruche ?
J’ai choisi d’intégrer l’EPMC La Ruche, autrefois l’AFA, parce qu’elle était la seule école privée à proposer un diplôme reconnu par l’État. Sortant d’une filière générale, BAC B (aujourd’hui ES), et n’ayant aucune notion de dessin, les écoles publiques m’étaient inaccessibles. Je n’ai jamais regretté ce choix ! Si les années passées à l’école EPMC La Ruche m’ont laissé des souvenirs inoubliables, j’ai également pu vérifier que la formation au BTS était très complète. J’ai eu l’occasion d’accueillir quelques stagiaires issus d’autres écoles privées, qui proposent des formations sur 5 ans, …et le constat est sans appel !
 
Quel a été votre parcours une fois votre diplôme en poche ? 
À vrai dire, ce ne fût pas facile ! À cette époque, le marché n’était pas vraiment porteur. Ma première embauche, sur laquelle j’avais fondé beaucoup d’espoir, s’est traduite par une grosse déception ! Alors qu’on m’avait annoncé que je serais amenée, en plus de ma participation aux différents projets, « à faire également quelques tâches administratives », il s’est avéré qu’il s’agissait d’un pur travail de secrétariat, sans jamais voir ne serait-ce qu’un petit bout de plan… Autant dire que pour un début, ce n’était pas très motivant.
Quand j’ai compris que ça ne changerait pas, j’ai cherché ailleurs. Je fus finalement embauchée dans le cadre d’une mission de 6 mois par une menuiserie, qui cherchait à améliorer son image et ses liens commerciaux avec la création d’une identité visuelle (logo, plaquette, etc.). Ensuite, j’ai été embauchée par une agence immobilière, dans le but de conseiller tant les acheteurs que les vendeurs. Bien trop éloigné de l’architecture intérieure et de mes aspirations…
Puis il y a eu la naissance de mes enfants, et quelques projets par ci par là, pour l’entourage proche, puis moins proche, pour les amis, pour les amis-des-amis… Bref, des rencontres intéressantes, et l’évidence de devoir faire le grand saut !

En 2005, c’est donc le grand saut avec la création de votre agence adCUBIK, quelles sont les raisons de ce choix ?  
Concilier travail et vie de famille n’est pas évident pour une femme indépendante, particulièrement dans le domaine de l’architecture intérieure, une situation encore plus avérée lorsqu’on a décidé de s’éloigner de Paris. En fait 2005 est l’année de scolarisation du plus jeune de mes enfants. La création d’adCUBIK m’a permis de reprendre progressivement une activité professionnelle, en aménageant mon temps travail en fonction d’eux. Plus ils grandirent, plus ils gagnèrent en autonomie et plus j’ai consacré du temps à mon métier. Ça, c’est la théorie… La mise en pratique, il faut l’avouer, s’avéra quelquefois plus compliquée… et même délicate. Et pas forcément rémunératrice ! La progression fut lente, mais elle est solide.

Pouvez-vous nous présenter la création de votre agence et votre quotidien aujourd’hui ? 
Le premier nom qui m’est apparu comme évident était BOX, pour boîte comme le volume, ce qu’il renferme, mais également comme l’entreprise avec l’expression d’une certaine dynamique. Personne autour de moi ne fut convaincu par ce choix. J’ai fini par douter… Je le regrette toujours… et c’est devenu adCUBIK : ‘a’ pour Architecture, ‘d’ pour Design et ‘cubik’ comme variante de ‘box’… Trop compliqué d’ailleurs, je passe mon temps à l’épeler, les gens inversent le C et le K, certains l’écrivent même comme ça se prononce : « adécubic ».
En sortant de l’école, mon objectif était de ne pas travailler pour le particulier, surtout pas ! Trop limitatif ! Et aujourd’hui… la plupart de mes clients sont… des particuliers. Les opportunités font le travail, et j’y ai pris goût, contre toute attente.
J’ai découvert les mille et une facettes de ce métier et chaque nouveau projet m’apporte de nouvelles surprises. Certes, je suis avant tout architecte d’intérieur, mais suis également amenée à enfiler régulièrement la tenue de psychologue, de médiatrice, de négociatrice, de commerciale, de rédactrice, etc. Logique en fait, puisque je travaille seule la plupart du temps.
J’ai « déménagé » trois fois en cinq ans. Mon premier espace de travail était dans ma propre chambre, puis très vite j’ai envahi une partie du séjour. Depuis bientôt un an, après de gros travaux, le bureau a enfin pris forme dans une grange attenante, qui bénéficie de sa propre entrée et mérite enfin l’appellation d’« agence » !
Peu ou prou, j’ai enfin réussi à instaurer une frontière entre famille et travail, mais ce n’est pas gagné tous les jours…
Car chaque journée est différente - élaboration de projets, réunions et visites de chantiers, mise à jour des planning, comptabilité, élaboration des devis et des contrats - la seule constante étant une tranche horaire fixe de travail allant de 9h à 19h, entrecoupée par le débarquement des enfants à 17h30 pour le goûter et les devoirs. Ensuite, il y a les rendez-vous clientèle qui se font bien souvent le soir en semaine ou le week-end. Et évidemment les « heures sup » ponctuelles…
 
Vos conseils pour nos étudiants préparant le BTS design d’espace.
Si la créativité en elle-même est essentielle, je pense qu’on ne peut en aucun cas négliger tous les autres aspects d’une profession beaucoup plus complexe et complète qu’il n’y paraît.
L’architecture est aussi, et peut-être même avant tout, un métier de communication - verbale, écrite, conceptuelle, spatiale - et pour bien le faire, il faut cultiver l’écoute, l’empathie envers les autres et l’exigence tatillonne envers soi-même.
Passion, ouverture et… autodiscipline !

 

03/2010 - Interview Julien Primard

Julien PrimardJulien Primard, ancien élève de La Ruche, vous présente son projet professionnel et revient sur son expérience à La Ruche.
www.julienprimard.fr.st

Vous êtes titulaire du BTS design de produits depuis 2008, quelle a été la suite de votre parcours ?
Après avoir obtenu mon BTS design de produits, j'ai souhaité continuer mes études pour acquérir un maximum d'expérience. Je prépare actuellement un master design produit au sein de Strate College Designer, école située en région parisienne (92). J'ai intégré cette école directement en 3ème année grâce au BTS. Pendant la troisième année, j'ai travaillé sur plusieurs projets à l'école, et eu la chance de faire un stage de 6 mois chez PSA Peugeot au département Couleurs et Matières. J'ai réalisé plusieurs séries de graphismes pour les intérieurs et extérieurs des véhicules (futurs véhicules et concept car, dont la BB1). J'ai également fait un grand nombre de recherches sur les tendances, matières, textures etc. Ce stage m’a permis de découvrir le monde professionnel de l'automobile à travers les différents départements de styles et de conceptions. Quant à ma 4ème année, elle a débuté avec un stage de 6 mois en Italie au sein du "Politecnico di Torino" département design produit. J’ai découvert de nouvelles méthodes d'apprentissages (cours d'ergonomie, merchandising...), la culture d'un pays étranger et j’ai rencontré des personnes issues du monde entier.

Revenons à vos années à La Ruche ; en 2005 vous êtes accepté en mise à niveau en Arts appliqués, quels souvenirs en avez-vous  ?
La Mise à niveau en Arts appliqués me rappelle des bons souvenirs ! Tout d'abord, la rencontre avec des étudiants provenant de formations variées, avec des passions différentes pour la création, puis celle des professeurs issus de milieux professionnels. Cette année m'a permis d'aborder des projets de divers domaines pour me faire une idée de mes intérêts futurs (communication visuelle, design de produits ou architecture etc.). J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler pendant cette année là, même si je ne voyais pas cela comme du travail en soit, car ce domaine étant ma passion...

Ensuite c’est la préparation du BTS design de produits, pourquoi ce choix ?
Au final, j'ai choisi de préparer un BTS design de produits, car imaginer de nouveaux scénarios d'usages pour répondre à des besoins particuliers, à travers l'objet, était pour moi le plus intéressant. Il permet de toucher à tout, de travailler aussi bien sur du mobilier que sur des appareils de hautes technologies. On peut imaginer de futurs produits mais aussi repenser l'existant pour l'améliorer... J'ai toujours apprécié regarder autour de moi, observer les détails des éléments qui constitue un espace, un objet, un vêtement... de plus, ce BTS m'a permis de continuer ma première passion qui est le dessin, l'illustration, et d'en faire bon usage pour véhiculer mes idées.

Après votre première année scolaire, vous préparez votre projet professionnel « Végétalis », pouvez-vous nous le présenter en quelques mots et nous expliquer votre choix ?
Pour mon projet de diplôme, le projet Vegetalis, j’ai défini comme problématique : "comment s'accompagner de la nature en ville ?" J'ai travaillé ce projet pendant plusieurs mois, pendant lesquels j'ai analysé le milieu urbain où j’ai constaté que l’espace naturel était mal réparti dans ce milieu artificiel. La nature est quelque chose d'important pour l'homme, et pour moi c'est ce qui le rapproche le plus de ses origines. C'est un moyen de se ressourcer, s'inspirer et s'évader pour améliorer son quotidien. C'est pourquoi, j'ai voulu aborder ce sujet et tenter de répondre aux problèmes que les citadins ont en étant trop éloignés de la nature.
J'ai abouti par la création d'un banc sur lequel viennent se greffer des éléments issus de la nature de manière à recréer un cocon au sein de son habitat (terrasses). L'idée est d'avoir un dossier végétal prenant vie dans un pot situé au plus proche de l'assise. Ainsi, d'une certaine façon l'utilisateur se repose sur la nature. Un petit bassin et un espace réservé à cultiver des légumes ou aromates viennent accompagner l'ensemble. (Voir visuels)
Pour développer ce projet, mon professeur référent était à mes côtés pour m'orienter dans mes recherches. J'ai, par la suite, réalisé une maquette à échelle réduite de ce projet afin de voir l'aspect global et corriger certains défauts.

Votre projet ou vos projets intéresse(nt) t-il les industriels ?
Je n'ai pas eu l'occasion de contacter ou d'être contacté par des industriels pour développer et éditer mes projets. En revanche, j'ai été contacté par un magazine pour publier ce projet, ainsi que par certains blogs et sites internet. Internet est un bon moyen de véhiculer des concepts et des idées même si tout n'est pas toujours bon, comme partout.

Vos conseils pour les étudiants qui préparent le BTS design de produits
Je leur conseille de profiter de tout ce qui les entoure, aujourd'hui nous avons la chance d'avoir internet, de pouvoir se déplacer facilement et d'avoir accès à un grand nombre d'informations (musées, expositions, matériauthèques...). En dehors des cours de design, les cours de technologie restent pour moi les plus importants pour ce métier, et s'intéresser également au passé du design, savoir ce qui a été fait, connaître les grandes icônes du design etc.


Julien Primard vous recommande de visiter ces quelques sites sur le design
www.dezeen.com     
www.designboom.com   
www.trendsnow.com
www.coroflot.com
www.bouroullec.com
www.cinqcinqdesigners.com
www.mathieulehanneur.com
www.matalicrasset.com
www.ingo-maurer.com

 

11/2009 - Interview Marion David

Marion DavidMarion David, ancienne élève de La Ruche a obtenu son BTS communication visuelle option graphisme édition et publicité en juin dernier ; elle nous fait part de son expérience.

Issue d’un baccalauréat scientifique, vous intégrez La Ruche par une mise à niveau en Arts appliqués, qu’est-ce que cette année vous a apporté ?
Ce fut une année très riche ; l'apprentissage y est intense. Les cours d'expression plastique m'ont permis d'acquérir les bases du dessin pour pouvoir développer ma propre signature graphique. Je me suis aussi découvert une passion certaine pour l'histoire de l'Art. De même, j’ai réalisé l’importance du partage de la culture du domaine pour réussir dans les métiers auxquels nous nous destinons. Humainement, la rencontre entre les élèves, les professeurs et les professionnels a permis un partage de connaissances, d'avis et d'expériences très enrichissants.

Après cette année de mise à niveau, vous intégrez le BTS communication visuelle option graphisme, édition et publicité. Pourquoi ce choix ?
Lorsque j'étais au lycée j'adorais la mode, les costumes et les tissus et rêvais de devenir styliste. Puis en arrivant à l'école, je me destinais à un BTS design d'espace, une passion pour les formes et l'architecture encore présente mais rattrapée par l'attrait que j'avais pour l'image et le message qu'elle contient. Pendant la mise à niveau, la découverte de la communication visuelle et surtout la rencontre avec M. Murat et M. Van Leeuwen, professeurs en graphisme, m'a convaincue de poursuivre dans cette voie.

Qu’est-ce qui vous a plu pendant cette formation ?
D'abord les professeurs, tous issus des métiers de la création. Ce sont des professionnels qui partagent leur savoir-faire et leur expérience. Être traités comme des graphistes à part entière, ce n'est plus une relation strictement scolaire ; les professeurs nous soutiennent et nous encouragent afin que nous donnions le meilleur de nous-mêmes. De plus, ils nous apprennent à prendre du recul sur nos créations et à accepter les critiques pour mieux avancer.
Ensuite, élèves de 1ère et 2ème années travaillent ensemble, ce qui permet d'échanger. Chacun est doté de ses atouts et ses faiblesses, chaque personne peut apporter quelque chose à l'autre.

Pendant votre dernière année scolaire, vous avez préparé un projet professionnel, pouvez-vous nous décrire l’objet de ce dernier et ce qu’il vous a apporté  ?
Mon projet professionnel consistait dans un premier temps à recréer l'identité visuelle (logo, papier à en-tête, carte de visite et enveloppe) d'un domaine agricole, producteur de vins et de produits issus de l'olivier, situé aux Baux de Provence.
Après un court séjour en Provence, me permettant de capter l'esprit de la ville et de la région, j'ai constaté que l'entreprise ne souhaitait pas m'accompagner dans ma démarche de création. J'ai donc travaillé de manière autonome en m'appuyant sur mes recherches afin de proposer trois solutions en accord avec le métier. J'ai ensuite réalisé un coffret événementiel destiné à lancer et à faire connaître la marque dans les grandes villes françaises.
Ce projet était d'abord l'occasion de travailler sur un support qui me plait : le packaging, et donc de mettre en avant mes connaissances. J'ai appris grâce à ce projet à argumenter et défendre mes choix créatifs.

Vous avez présenté votre projet à l’oral lors de votre examen, comment avez-vous ressenti cette épreuve ?
J'ai beaucoup appréhendé cet oral. Contrairement à mon dossier de travaux pour lequel j'étais dans les temps, j'ai dû enchaîner deux nuits blanches, les deux jours précédant mon passage. Après un oral lamentable devant mes professeurs, la pression était à son maximum. De nature très rigoureuse, j'ai réussi à optimiser le peu de temps dont je disposais grâce au soutien de mon entourage. Je continuais à coller des petits papiers dans la voiture sur le chemin de l'oral (méthode que je déconseille). Une fois sur place, il faut s'attendre à du retard surtout en fin de journée. Mais une fois dans la salle rien ne pouvait m'arrêter, je connaissais mon sujet et j'ai su justifier et défendre mes idées. Après cela, une bonne nuit. Pour cette épreuve, je crois avoir assez mal géré mon temps mais je m'en suis sortie avec un joli 15. Il faut avant tout connaître son sujet et maîtriser tous les aspects du projet. Le projet professionnel n'est pas seulement une idée ; c'est aussi du droit, de la gestion et surtout des références.

En juin dernier, c’est l’obtention de votre BTS, quelle est la suite de votre parcours ?
Je viens d'obtenir un CDI dans une jeune et petite agence de communication avec un freelance associé à une imprimerie. Je suis la première employée, ainsi je participe au développement de l'agence. Mon rôle est le même que celui du graphiste freelance, j'ai pour mission de répondre à des briefs créatifs notamment dans le domaine du tourisme de luxe. Je travaille essentiellement sur de l'édition et de l'identité.
Cet emploi est pour moi une formation qui m'initie au monde du travail. Mais ma vraie passion, c'est la publicité et le packaging. J'envisage de faire une année complémentaire en marketing et publicité pour ensuite trouver un poste au sein d'une agence plus importante. À terme, peut être aurais-je ma propre agence, advienne que pourra.

Quelles différences percevez-vous entre le monde de l’école et le monde de l’entreprise ?
Le point le plus important est la nature de nos projets. Beaucoup moins « glamour » qu'à l'école, ici on travaille pour des fabricants de tondeuses ou une brasserie auvergnate. Les délais sont plus courts, il y a des vrais enjeux économiques : il faut faire face à des contraintes réelles qui n'étaient que fictives à l'école. Il faut faire plus d'heures, supporter parfois des clients trop présents. Mais il y a des opportunités à saisir pour faire ce que l'on aime, il faut continuer d'enrichir sa culture, l'expérience professionnelle permet d'acquérir de la maturité et de devenir meilleur. Enfin, travailler « pour de vrai » est plutôt satisfaisant car on sait que nos créations seront imprimées, vendues et existeront.

Un dernier petit mot pour les étudiants qui préparent leur BTS...
Il faut être prêt à se remettre en question, « à faire le deuil » comme dirait M. Van Leeuwen, « ce n'est pas vous qu'on juge mais votre travail ».
Deux années dures si on se donne à fond, mais la plus belle des récompenses vient après les larmes, le stress et les doutes. Pour ma part un bonheur et une satisfaction énormes.

 

10/2008 - Interview d’Aurélien Boyer, ancien élève de La Ruche

Aurélien BoyerAurélien Boyer, 24 ans, ancien élève de La Ruche de la promotion 2006, nous parle de son parcours depuis l’obtention de son BTS Design d’Espace.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis un ancien étudiant de La Ruche que j’avais intégré en 2004 pour préparer un BTS Design d’Espace dans le but de suivre une formation à la fois courte, professionnalisante qui offre un réel tremplin. Une fois mon diplôme en poche en juin 2006, j’ai intégré l´Ecole Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val-de-Seine située à Paris dans le 13e arrondissement ; une très bonne école mais aussi un quartier de Paris intéressant. J’ai choisi cette école pour deux raisons : une formation professionnelle et qui correspond totalement à ce que j’attends. C´est une structure importante, très différente de l’ambiance plus « familiale » de La Ruche.

Cela fait 2 ans que vous avez obtenu votre BTS Design d’Espace, quelle est votre situation aujourd’hui ?

Je suis actuellement en Allemagne où je poursuis mes études à Hafen City Universität à Hambourg grâce au programme Erasmus pour la préparation de mon Master en Architecture (Bac +5) ; je suis actuellement en première année. J’ai fait ce choix car je souhaitais prendre du recul, un changement radical de lieu et d’environnement était nécessaire pour éviter la routine. La nouveauté perpétuelle est un vrai moteur dans ma vie.

Pourquoi avoir choisi l’Allemagne ?
Première motivation : Les allemands possèdent une performance incontestable en architecture écologique et en art contemporain ; la deuxième est de découvrir le pays et la langue, ainsi tout est nouveau pour moi.
Je n’avais jamais appris l’allemand ; pour me mettre au niveau avant le commencement des cours début octobre, j’ai suivi des cours au Goethe institut.

Quelles sont vos perspectives d'avenir ?
J’ai plusieurs projets dont un qui me tient à cœur: la création de ma société d’architecture.

En quoi la formation BTS Design d’Espace vous a permis d’être opérationnel ?
C’est une formation professionnalisante qui s’appuie sur la grande qualité des professeurs. Les cours délivrés et le programme, notamment en projet et en technologie, sont très complets, ce qui m’a permis de démarrer mes cours en Architecture sur de très bonnes bases.


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